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Égypte

Libération d’un prisonnier d’opinion

Tarek Hussein, défenseur des droits humains, a été libéré le 27 juillet. Après avoir été détenu arbitrairement pendant 40 jours, cet ancien prisonnier d'opinion a pu rejoindre sa famille.

Tarek Mohamed Ahmed Hussein a été libéré par la police égyptienne le 27 juillet. Il était détenu arbitrairement depuis son arrestation par des policiers à son domicile, au Caire, le 17 juin. La police l’a maintenu en détention, lors même que le procureur d’al Khanka avait ordonné sa libération sous caution le 18 juin. Elle affirmait que Tarek Hussein avait été condamné dans le cadre de 16 affaires différentes. Au cours de sa détention, la police l’a détenu au secret pendant 12 jours et lui a fait subir des mauvais traitements. Tarek Hussein pourrait encore éventuellement être emprisonné, car le procureur n’a pas clos l’enquête officiellement.

Tarek Hussein a dit à Amnistie internationale qu’il avait été détenu dans de mauvaises conditions. Il a dit qu’il avait dû supporter des cellules surpeuplées, de la nourriture avariée, des conditions sanitaires déplorables et une mauvaise aération pendant des jours. La police n’a cessé de le déplacer entre trois prisons, trois postes de police et neuf tribunaux dans toute l’Égypte.

Tarek Hussein a dit à Amnistie internationale : « Défendre les droits humains n’est pas un crime, s’exprimer pacifiquement n’est pas un crime. Ce sont nos droits, et non un don du gouvernement. Même si le gouvernement considère que défendre les droits humains est un crime, nous continuerons à le faire. Les vrais crimes sont la torture, les disparitions forcées et la maltraitance des opposants politiques. Si le prix de notre lutte pour les droits humains est la prison, alors c’est un petit prix à payer pour une Égypte libre et forte. »

Tarek Hussein a également exprimé sa gratitude envers toutes les personnes qui l’ont soutenu. Il a dit : « Merci à toutes les personnes qui m’ont témoigné leur solidarité quand j’étais détenu. Grâce à cette solidarité, les prisonniers d'opinion deviennent plus forts. Vos actions de militants ne valent pas moins que celles des défenseurs des droits humains. »

Autres informations 

Ceci est la première mise à jour de l’AU 176/17.
Pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/fr/documents/mde12/6761/2017/fr/

Remerciements 

Merci à toutes les personnes qui ont envoyé des appels.

Mis à jour le vendredi, 4 août 2017