Malheureusement l’impunité existe toujours. Peu font face à la justice. Pourtant il existe au moins deux outils importants pour que justice soit faite : le Statut de Rome qui a mis en place la Cour pénale
internationale (CPI) et les sanctions et actions
possibles décrétées par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Ceci sans compter les conventions internationales qui sont là pour protéger les enfants du recrutement telles que la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, le Protocole facultatif concernant l’implication des enfants dans les conflits armés que 110 pays ont déjà ratifié ou encore les Engagements et les Principes de Paris (2007) qui ont été adoptés par 75 pays jusqu’à maintenant.
Les outils existent mais sont-ils utilisés à leur pleine capacité? Jusqu’à maintenant, peu de procès ont mis en cause des recruteurs.
Actuellement, il y a celui de Thomas Lubanga accusé par la CPI d’avoir commis des crimes de guerre, soit le recrutement d’enfants en Ituri en République démocratique du Congo (RDC), entre septembre 2002 et août 2003.
Bosco Ntaganda, à la tête du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), un groupe armé et une organisation politico-militaire
congolaise, qui fait
pourtant l’objet d’un mandat d’arrêt par la CPI pour les mêmes crimes de guerre que Thomas Lubanga, semble jouir malgré tout de la pleine confiance des
gouvernements de la République démocratique du Congo et du Rwanda.
Pour les Charles Taylor et les quelques accusés en Sierra Leone, pour les quelques recruteurs en Ouganda et en République centrafricaine contre lesquels un mandat d’arrêt a été émis par la CPI ou encore les quelques individus en Côte d’Ivoire dont les avoirs ont été gelés et qui sont interdits de voyager par le Conseil de sécurité des Nations Unies, combien de recruteurs circulent en toute liberté partout dans le monde? Où est la justice pour les enfants soldats en Afghanistan, au Myanmar ou au Sri Lanka?
Amnistie internationale demande que Bosco Ntaganda soit remis à la justice. Voyez la lettre envoyée au président Kabila de la secrétaire générale d'Amnistie, Irene Khan.
ACTION CI-DESSOUS TERMINÉE
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