Campagne « Exigeons la dignité »
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Itinérance : de quoi parle-t-on ?

N’importe qui peut devenir itinérant à tous âges, il n’y a pas de prédisposition. Il y a seulement un ensemble de problèmes et de situations cumulatives qui rendent difficile de fonctionner dans la société de façon plus ou moins temporaire notamment au niveau du logement. L’itinérance n’est pas une maladie. On ne s’enorgueillit pas d’être itinérant.

Qui se retrouvent à la rue ? Des personnes alcooliques mais aussi des immigrants, des personnes sans statut et des autochtones, des jeunes et des personnes âgées. Si l’itinérance masculine reste majoritaire, les femmes sont de plus en plus nombreuses à vivre l’expérience de la rue.

Pour certains, la rue est l’aboutissement d’une longue série de difficultés, alors que pour d’autres, l’arrivée dans la rue est soudaine: perte d’emploi, rupture, problème de santé, faillite.




Outre les problèmes liés au logement, à la pauvreté et à l’exclusion sociale, les personnes en situation d’itinérance vivent souvent des problèmes de santé comme l’hépatite ou le VIH / sida mais aussi des troubles de santé mentale.

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le logement, Miloon Kothari, lors d’une visite au Canada en 2007 conclut son rapport par un certain nombre de recommandations notamment que le Canada doit « adopter une stratégie nationale complète et coordonnée de lutte contre le problème des sans-abri et la pauvreté; »


Peu de recherche ont été faite sur l’itinérance chez les Autochtones. Mais plusieurs indices indiquent que leur nombre est grandement supérieur au pourcentage qu’ils représentent au sein de la population canadienne. Selon le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec en novembre 2008 lors d’audience de la Commission des affaires sociales, il y a trois fois plus d’itinérants autochtones que chez les autres Canadiens.


Au Canada, les personnes itinérantes sont particulièrement stigmatisées par les autorités. On leur donne des contraventions pour des infractions mineures telles que la présence dans un parc, être couché dans un métro ou pour des raisons d’ordre public comme l’état d’ébriété ou encore entrave à la circulation. Réel fardeau sur les épaules des personnes itinérantes qui ne peuvent pas les payer, Amnistie dénonce la judiciarisation de l’itinérance et demande «  que le phénomène de l’itinérance et ses effets sur les personnes soient pris en charge par le système de santé et de services sociaux dans une optique de support aux personnes plutôt que de répression. » La judiciarisation ne peut en aucune façon constituer une solution acceptable au phénomène de l’itinérance qui est d’abord et avant tout un problème social lié principalement à la pauvreté.

Format Adobe AcrobatPosition du Réseau Juristes d’Amnistie internationale Canada francophone sur l’itinérance

Organisation travaillant à la défense des personnes itinérantes

Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec 


 

 

UN TOIT C'EST UN DROIT
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Les communautés algonquines
    du Québec


Communautés autochtones
     Yakyes Axas et
    Sawhoyamaxas du Paraguay


Qu’est-ce qu’une éviction
     forcée?


Les bidonvilles : de quoi
    parlons-nous?


Les femmes et le logement

Itinérance : la réalité

La communauté de Long Point
    First Nation (Winneway) au
    Québec


L’Angola et les évictions forcées

 


● Vivre l’itinérance, c’est ne pas avoir de lieu à soi où dormir.

● Vivre l’itinérance, c’est ne pas avoir un sou en poche dans une société où tout s’achète .

● Vivre l’itinérance, c’est être seul et en détresse.

● Vivre l’itinérance, c’est faire face quotidiennement aux préjugés et à la judiciarisation institutionnalisée.

● Vivre l’itinérance, c’est faire face à tous ces problèmes en même temps.

 

 

 

 

 

 

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