Campagne « Exigeons la dignité »
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Les bidonvilles

1 000 000 000 de personnes vivent dans des bidonvilles, favelas, etc.

Plus de 200 000 quartiers insalubres dans le monde

1 urbain sur 3 vit dans un bidonville

2 000 000 000 de personnes vivront dans les bidonvilles en 2030

Il existe dans le monde plus de 200 000 quartiers pouvant être qualifiés d’insalubres. Appelés bidonvilles, ghettos, favelas, campements de fortune, etc., ils sont le lieu de vie de plus d’un milliard de personnes tous continents confondus. Ces lieux ont en commun des logements, un réseau d’assainissement et d’égouts inadaptés, des services hydrauliques et un approvisionnement en électricité médiocres, une surpopulation et un climat de violence. Nombre de ces quartiers sont considérés illégaux ou irréguliers. Il est rare que les résidents bénéficient d’une quelconque sécurité en matière d’occupation des lieux, ce qui les expose constamment au risque d’expulsion forcée. Comme toutes les collectivités urbaines, il s’agit d’endroits où des gens vivent, travaillent, mangent, dorment et élèvent leurs enfants.

La proportion de personnes vivant dans les bidonvilles progresse de manière alarmante dans le monde. Cette évolution s’explique par le désinvestissement des zones rurales, les conflits, les catastrophes naturelles, les changements climatiques, les violations des droits fonciers et patrimoniaux, les expulsions massives forcées et le déni du droit au logement résultant de projets commerciaux et d’un accaparement des terres par des entreprises. Selon certaines estimations, deux milliards d’individus vivront dans des bidonvilles d’ici à 2030. Faute de logement abordable, les personnes qui migrent vers les villes n’ont pas d’autre choix de résidence. Si la pauvreté est la plus grande urgence mondiale à traiter en matière de droits humains, les bidonvilles en sont la manifestation la plus visible.

Slumdog Millionaire

Même les vedettes du cinéma subissent des évictions forcées Azharuddin Mohammed Ismail, un des jeunes du film Slumdog Millionnaire, a vu sa maison démolie sans préavis dans un bidonville de Bombay en Inde à la mi-mai 2009.

Dans les processus et les décisions qui ont une incidence sur leur existence, les personnes vivant dans des bidonvilles ne peuvent généralement pas se faire entendre. Elles ne sont pas consultées, ni autorisées à participer aux prises de décisions concernant l’amélioration de leur habitat ou les solutions de relogement après des expulsions forcées. 

Ce problème n’est pas propre aux pays en développement : on rencontre des cas similaires de dénuement et d’exclusion de groupes humains entiers dans les villes européennes et autour de celles-ci, dans les quartiers pauvres des États-Unis, ou dans les réserves et territoires des Autochtones du Canada et des Aborigènes d’Australie. 

On comprendra que les bidonvilles sont un « concentré » de violations des droits humains.

Pour connaître d'avantage la question des bidonvilles, téléchargez le document « Bidonvilles : Là aussi, les droits humains existent »

 




 

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