Communautés autochtones Yakyes Axas et Sawhoyamaxas du Paraguay
« Nous ne demandons que ce qui nous appartient! »

© Nathalia Goddoy
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Les communautés autochtones Yakye Axa et Sawhoyamaxa vivent dans des logements provisoires le long d’une autoroute dans le centre du Paraguay parce que les terres qu’elles ont occupées depuis toujours ont été achetées par des propriétaires privés.
Privés de leurs terres, les Yakye Axa et les Sawhoyamaxa ne peuvent pas chasser, pêcher, recueillir du miel ni se livrer à d’autres activités qui sont vitales à leur mode de vie. Ces populations sont, par conséquent, contraintes de dépendre de plus en plus de l’aide alimentaire fournie par des agences étatiques ou des institutions privées.
Le fait que l’État paraguayen ne leur ait pas assuré l’accès à des soins médicaux efficaces a également entraîné de nombreux décès qui auraient pu être évités. Entre le 23 décembre 2008 et le 30 janvier 2009, six membres de la communauté sawhoyamaxa sont morts : quatre d’entre eux étaient âgés de moins de deux ans.

© Nathalia Goddoy
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Les Yakye Axa et les Sawhoyamaxa ont porté plainte séparément pour recouvrer une fraction des terres auxquels ils sont le plus attachés. Après avoir épuisé les recours au Paraguay, chaque communauté s’est adressée aux instances régionales dont la Cour interaméricaine des droits de l’homme qui jugé dans deux jugements différents que les deux communautés devaient recouvrer leurs terres. L’état paraguayen avait jusqu’au 13 juillet 2008 pour redonner des terres aux Yakye axa et jusqu’au 19 mai 2009 pour celles des Sawhoyamaxa. Malgré les deux jugements de la Cour interaméricaine, il ne l’a pas encore fait.
« La relation étroite des peuples autochtones avec leurs terres doit être reconnue et comprise comme la base fondamentale de leur culture, de leur vie spirituelle, de leur intégrité, de leur survie économique et de la préservation et la transmission de ces composantes aux générations futures. »
— Arrêt de la Cour interaméricaine des droits de l’homme sur les Yakyes Axas, juin 2005
« Cela nous fait beaucoup de mal. Les conditions de vie près de la route sont très dures. Nous vivons mal. Nous perdons notre langue et les enfants sont les plus touchés. Ils apprennent beaucoup de mauvaises choses en vivant ainsi. »
— José González, membre de la communauté sawhoyamaxa, novembre 2008
« Lorsque nous arrivons à l’hôpital, ils nous demandent
toujours d’où nous venons. Quand on répond qu’on est autochtone, les ennuis commencent. »
— Balbina Torales, membre de la communauté yakye axa, novembre 2008
« L’éducation est importante pour que nos enfants puissent acquérir des compétences, utiliser Internet, avoir les mêmes chances que les Paraguayens, pour qu’on arrête de dire que les Autochtones sont bêtes et ignorants. »
— Florentín Jara, membre de la communauté sawhoyamaxa, novembre 2008
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Le Paraguay compte 108 600 citoyens autochtones, soit 1,7% de la population.
45% des autochtones du Paraguay ne possèdent pas de titres de propriété sur leurs terres.
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