L’angola et les évictions forcées
Une femme dans des ruines de Cambamba II, Luanda, où des gens revivent après en avoir été évincés en mars 2006.
|
|
Amnistie internationale estime que près de 10 000 familles ont subi une expulsion forcée à Luanda, en Angola, au cours des sept dernières années. Ces personnes n’ont pas reçu d’avertissement ni été informées ou consultées au préalable, elles n’ont bénéficié d’aucune protection juridique ni d’aucune solution de relogement adéquate, et n’ont eu accès à aucun recours efficace.
Entre juillet et décembre 2007, des centaines de familles ont été expulsées de force du quartier d’Iraque, dans la municipalité de Kilamba Kiaxi, à Luanda, afin que puisse se construire un complexe immobilier luxueux. La majorité de ces expulsions forcées ont été réalisées par des employés de l’entreprise de bâtiment Jardim do Éden, chargée de la construction des logements de luxe, sous la protection de gardes privés et de la police nationale.
Des milliers d’autres habitants de Luanda risquent également d’être chassés de chez eux et de voir leur logement détruit. Amnistie internationale a reçu des informations selon lesquelles en novembre 2007 deux enfants sont morts lorsque des engins de démolition ont détruit les maisons où ils dormaient. Deux journalistes qui, le 28 novembre 2007, étaient allés en reportage assister à des expulsions forcées ont été arrêtés, agressés verbalement et physiquement par la police, et détenus durant plusieurs heures avant d’être libérés sans inculpation.
Angola: Lives in ruins: forced evictions continue (anglais seulement)
Téléchargez une brochure sur la situation des bidonvilles en Angola
|