Campagne « Exigeons la dignité »
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Énumération d'Article de la DUDH

 

 

 

Contexte

BHOPAL, LA CATASTROPHE DES PAUVRES


Deux garçons puisent de l’eau à une source contaminée à Sunder Nagar, une colonie de Bhopal en 2004. Les pompes contaminées sont peintes en rouge par le gouvernement.

© AI - Raes Mohammed, 62, a expliqué à Amnistie internationale qu’il était un infographiste avant la catastrophe. « Le lendemain de la fuite, ses yeux coulaient. Quand je regardais la lumière, c’était comme voir 1000 rayons. Depuis ce moment, je dois mettre des gouttes comme traitement et mes yeux ne sont jamais revenus comme avant. Je ne peux plus faire mon travail d’infographiste. »

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, une fuite de 54 tonnes d’isocyanate de méthyle et d’autres produits réactifs s’est produite dans l’usine de pesticides de la société Union Carbide (appartenant depuis 2001 à Dow Chemical) à Bhopal, dans le centre de l’Inde. Près d’un demi-million de personnes y ont été exposées. Entre 7 000 et 10 000 personnes ont été tuées sur le coup ou en l’espace de quelques jours, et 15 000 autres sont mortes au cours des vingt années qui ont suivi. La plupart des victimes étaient pauvres. Un grand nombre de celles qui sont mortes étaient l’unique ou le principal soutien de leur famille. Certaines familles ont aussi perdu leurs animaux, source de revenu crucial. En raison de problèmes de santé (problèmes respiratoires, dysfonctionnements du système neurologique ou cancers), des milliers de personnes ont perdu leur travail ou n’étaient plus en mesure de gagner leur vie. Presque toutes celles qui ont été exposées aux produits toxiques se sont enfoncées de plus en plus profondément dans la pauvreté. Aucune information sur les impacts des produits chimiques n’a été fournie par Dow Chemical. La société a tourné le dos à Bhopal sans nettoyer correctement le site de l’usine, laissant les victimes face aux problèmes de pollution.


Deux garçons puisent de l’eau à une source contaminée à Sunder Nagar, une colonie de Bhopal en 2004. Les pompes contaminées sont peintes en rouge par le gouvernement.

© Rachna Dhingra - Deux garçons puisent de l’eau à une source contaminée à Sunder Nagar, une colonie de Bhopal en 2004. Les pompes contaminées sont peintes en rouge par le gouvernement.

Plus de vingt-cinq ans après l’explosion, le site est toujours contaminé, des dizaines de milliers de personnes boivent régulièrement de l’eau empoisonnée.

Hasina Bi de Atal Ayub Nagar, un quartier de Bhopal à proximité des installations, boit de l’eau de la pompe manuelle située près de sa maison depuis 18 ans.

Elle dit :
« Quand vous regardez l’eau, vous pouvez voir une mince couche d’huile à la surface. Tous les contenants dans ma maison se sont décolorés « vert jaune ».
Elle ajoute :
« Nous devons marcher au moins 2 kilomètres pour avoir de l’eau propre à : Chola Nakka. Ma santé est si détériorée que je n’arrive pas à transporter l’eau de là. »

 

 

Dites à Dow Chemical qu’elle doit prendre ses responsabilités.

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AGISSEZ en signant  la pétition adressée à Monsieur Andrew Liveris, président de Dow Chemical dont le siège social est au Michigan aux États-Unis.

 

 

 

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