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A-t-on besoin de présenter ce comédien qui a joué autant à la télévision (séries «Urgence» et «Omertà» à Radio-Canada) qu’au cinéma : Dans le ventre du dragon, L’enfant d’eau, La conciergerie, Hasards et coïncidences, Un crabe dans la tête, Head in the clouds, Nouvelle-France, La vie avec mon père… ? Il sera bientôt en vedette dans La belle bête. Ce long-métrage est une adaptation du roman de Marie-Claire Blais et sa sortie en salle est prévue pour l’été 2006.
Il a étudié dans la région de Saint-Hyacinthe à l'École du Séminaire entre 1978 et 1983. À cette époque, celui que plusieurs voyaient dans les sciences ou en journalisme, cause une certaine surprise en s'inscrivant à l'option théâtre au cégep de Saint-Hyacinthe.
Depuis 2004, il dirige la compagnie de production Aviva.
"Malgré son jeune âge, la boîte a déjà obtenu des nominations et récompenses telles que le Prix Grafika pour le vidéoclip Les humains du groupe Akido et un autre prix pour le clip Con toda palabra de Lhasa De Sela."
Extrait d’un article de Marie Ève Corbeil (Voo.ca).
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Un mot sur Amnistie internationale
"Qu’est ce que l’on peut faire, en tant qu’individu , pour pallier à l’horreur que l’on voit dans les bulletins de nouvelles ? Qu’est ce qu’on peut faire contre tous ces crimes contre l’humanité ?? Voilà des questions que je me posais régulièrement depuis des années.
J’ai tout simplement trouvé ma réponse en joignant les rangs d'Amnistie internationale, et en leur offrant mes services en tant que porte parole de la section jeunesse. Depuis ce jour, je sens que mes paroles, ainsi que celles de milliers d’adhérents, contribuent a faire avancer des actions concrètes ; actions qu’Amnistie entreprend depuis maintenant 40 ans. Et tout ca ,par simple souci d’équité, de justice, de liberté et d’harmonie pour les individus de cette planète. J’ai joins les gens d’Amnistie internationale, parce que mes idéaux se retrouvent , grâce à eux, transformés en actions, en résultats…bref, en solutions.
Appuyer Amnistie internationale, c’est en quelque sorte, appuyer l’humanité toute entière. Je vous invite donc à faire de même, pour le bien de tous, et pour les générations futures, qui auront, tout autant que nous, soif de justice et de liberté."
David La Haye. PORTE PAROLE DE LA SECTION JEUNESSE
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LES JEUNES ET LA DÉFENSE DE LA PAIX
"Si
les jeunes ne se laissent pas embarquer dans la sauvagerie du
capitalisme et qu’ils conservent leurs idéaux, c’est sûr qu’ils vont
jouer un grand rôle pour la paix dans le monde."
David Lahaye, acteur
«IMAGINE MONTREAL living life in peace»
UN PROJET DE MICHEL CLOUTIER ET D’AMNISTIE INTERNATIONALE
S’inspirant de la célèbre chanson Imagine de John Lennon, dont Yoko Ono a cédé à Amnistie internationale les droits d’utilisation, le projet IMAGINE MONTREAL Living Life in Peace nous invite tous à imaginer et à faire de Montréal, une ville qui soit encore davantage un lieu de tolérance, d’inclusion et de paix. 25 personnalités, provenant de divers domaines, ont ainsi répondu à l’invitation lancée par le photographe Michel Cloutier afin de témoigner de leur attachement aux droits humains. En images et en mots, ils parlent du rôle des jeunes dans l’édification de la paix, de la nécessité de contrer la violence contre les femmes et de la responsabilité des artistes dans la défense de la liberté. David LaHaye est l'une de ces personnalités et vous pouvez aussi aller le voir et l'entendre dans la section "making-of".
Entrevue Agir
«Une plume de vérité pèse plus dans la balance qu’une tonne de mensonges» Proverbe chinois
David LaHaye – le pouvoir de la communication
Porte-parole jeune d’Amnistie internationale, David LaHaye préfère laisser le message prendre le haut du pavé plutôt que de se servir de son image pour le véhiculer. Cependant un constat s’impose à lui : nos médias sont une bien triste tribune pour ce genre de sujet. À l’ère du sensationnalisme et de l’image-vérité toute crue, les droits humains passent bien souvent inaperçus sous une vague de faits divers dont l’importance est questionnable. Pourtant, selon lui, les médias détiennent une certaine autorité. Ce qu’on y projette a le pouvoir de former ou de déformer la conscience collective. Ainsi, le négativisme qui s’en dégage plus souvent qu’autrement (fraudes, viols, vols, etc.) amènerait une image pessimiste du monde qui nous entoure et pourrait entraîner un certain repli sur soi-même plutôt qu’une ouverture sur les autres. Si l’on porte son attention seulement sur la cruauté et la violence du monde, on sera certainement voué au malheur. LaHaye croit qu’il faut davantage se concentrer sur les choses qui sont bonnes et rassembler les gens autour d’idées positives; voir la beauté et la bonté des gens tout d’abord et non l’opportunisme et l’arrivisme.
Quant à l’espoir pour les droits humains, rien n’est perdu, mais rien n’est gagné non plus. «Plus le monde est turbulent, moins il y a d’espoir pour ceux-ci, parce que les droits humains, c’est réfléchir sur la condition humaine et s’entendre sur des manières de se comporter les uns envers les autres». Le rôle de défense incombe donc à ceux qui ont la possibilité (ou plutôt la chance) de vivre dans un monde plus harmonieux. De plus en plus de voix doivent s’élever à cet effet. Les principes de base des droits humains devraient être enseignés dès le début de la scolarité et ce, avant tout autre chose. Apprendre aux enfants à se connaître, à reconnaître leurs sentiments positifs et négatifs afin d’éviter des situations conflictuelles. Leur montrer que ce qui fait la beauté des droits humains, c’est le respect, la compassion et l’acceptation de l’autre. La haine naît souvent de la peur et de la mauvaise connaissance de soi. Pour cela, il faut avoir une grande liberté de comportement, se libérer de ses peurs, de ses idées reçues. Pour David LaHaye, «le bonheur c’est de conquérir ses libertés». S’affranchir de ses petits démons personnels permet d’accéder au bonheur.
Il croit aussi au pouvoir des communications, qu’elles soient micro ou macro. Qu’il s’agisse de Bono (du groupe U2) qui se bat pour la cause du SIDA en Afrique ou monsieur-madame tout le monde qui échangent des idées; le contact entre les gens, les prises de paroles, les échanges, ce sont autant de façons de faire avancer les causes, de faire bouger les choses et de réaliser des projets. C’est ainsi qu’il fonctionne avec sa maison de production Aviva (qui veut dire printemps en hébreu). Entrer en contact avec le plus de gens possible afin de réaliser des projets sur des sujets qui lui tiennent à cœur (les droits des femmes, les toxicomanes, l’engagement humain, etc.). Il faut avoir le courage et la curiosité de se tourner vers les autres pour trouver les outils dont on a besoin, qu’il s’agisse de production de films ou d’aide personnelle. Il s’appuie même sur la théorie du battement d’aile du papillon1 pour expliquer l’influence et l’importance de la communication dans divers domaines, incluant celui des droits humains.
Issu d’une famille très honnête et très droite, il avoue avoir déjà ressenti une immense déception par rapport aux gens, ne retrouvant pas de résonance de son éducation dans le monde actuel. C’est justement pourquoi aujourd’hui il veille à créer des projets qui vont non pas éveiller les consciences, mais apporter une lumière nouvelle sur les sujets traités. Ce n’est certes pas gagné d’avance ni facile dans une société où le discours et l’action ne sont pas toujours en harmonie. Mais sa vision de la vie explique sa façon d’avancer ses projets : Il faut mettre l’emphase sur la beauté. Rien de tout cela n’est aisé, mais le jeu en vaut bien la chandelle.
Anne Émilie Brisson (texte dont des extraits ont été publiés dans Agir vol 25 no 4, décembre 2004)
1 Aussi connue sous le nom «théorie du chaos» ou de «l’effet papillon», celle-ci stipule que le battement d’aile d’un papillon en Amérique serait à même de causer un typhon au Japon.
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