10-03-2010
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Synthèse régionale de l’Asie et de l’Océanie
(Janvier - décembre 2006)

Dans la liste ci-dessous, cliquez sur le pays qui vous intéresse.





































Avec 56% de la population mondiale, deux superpuissances économiques émergentes, de nombreux conflits armés, des catastrophes naturelles fréquentes et une société civile embryonnaire par endroits et florissante ailleurs, la région formée par l’Asie et l’Océanie a constitué cette année encore à la fois un défi et un espoir pour la promotion des droits humains. Les conflits étaient toujours aussi nombreux et les problèmes d’insécurité restaient les mêmes, accentuant la vulnérabilité des populations et favorisant de graves et multiples atteintes aux droits fondamentaux.

L’année 2005 a vu un certain nombre d’avancées traduisant une évolution vers une meilleure reconnaissance des normes internationales relatives aux droits humains : ratification par l’Afghanistan de la Convention relative au statut des réfugiés, ratification par l’Inde du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés, ratification par le Parlement indonésien du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Plusieurs États de la région possédaient des institutions spécifiques chargées de veiller au respect des droits humains. C’était le cas de l’Afghanistan, de l’Inde, de l’Indonésie, de la Malaisie, de la Mongolie, du Népal, de Sri Lanka ou encore de la Thaïlande. En revanche, des pays comme le Bangladesh, la Chine ou le Viêt-Nam en étaient dépourvus. Un projet de loi visant la création d’une commission nationale des droits humains a été présenté au Parlement pakistanais. Certains organes nationaux de protection de ces droits (en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines et en Thaïlande, par exemple) ont en outre fait preuve d’une volonté de coopération de bon augure.

On a également assisté en 2005 à l’amorce d’un certain dégel dans les relations d’États traditionnellement antagonistes, comme l’Inde et le Pakistan, qui ont ouvert des pourparlers et mis en place des liaisons transfrontalières. Les discussions à six sur la Corée du Nord ont également progressé. Elles ont notamment donné lieu à un accord, aux termes duquel Pyongyang s’engageait à renoncer à son programme nucléaire en échange d’une aide et de garanties pour sa sécurité.

L’influence de certains mouvements religieux politisés se faisait sentir dans la vie quotidienne et affectait l’exercice des droits fondamentaux de la personne humaine, en particulier dans le sud de l’Asie. Dans certains pays, les femmes étaient obligées de respecter un code vestimentaire et ne pouvaient pas se déplacer librement. Parallèlement, le droit de certaines minorités de pratiquer leur religion et de vivre en paix était battu en brèche.

L’Asie a occupé le devant de la scène du commerce mondial, avec la tenue, en Chine, du sommet du Pacte mondial (à Shanghaï) et d’une conférence de l’Organisation mondiale du commerce (à Hong Kong). L’Inde et la Chine continuaient d’afficher des taux de croissance économique élevés. Un certain nombre d’indicateurs nationaux montraient cependant que des millions d’êtres humains vivaient toujours dans la pauvreté. C’était le cas de plus du quart de la population du Cambodge, de l’Inde, de l’Indonésie, du Laos, de la Mongolie, du Népal, du Pakistan, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et des Philippines ; au Bangladesh et au Viêt-Nam, ce sont plus de la moitié des habitants qui étaient dans la misère.

La large diffusion d’Internet n’a pas apporté, dans certaines parties de l’Asie, la liberté d’expression escomptée. En Chine, par exemple, son usage restait étroitement contrôlé par l’État. L’accès à de nombreux sites était bloqué et des poursuites étaient intentées contre les internautes soupçonnés d’avoir mis en ligne des opinions politiques ou des informations gênantes pour les autorités. Au Viêt-Nam, des poursuites pour « espionnage » ont été entamées contre des personnes qui n’avaient fait qu’échanger des idées et des informations sur Internet.

Sélectionnez le nom du pays qui vous intéresse. Vous aurez alors accès à toute l’information disponible relativement à ce pays à la fois sur ce site et sur le site international du Mouvement :

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