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LES RISQUES D'ABUS DE LA LOI ANTITERRORISTE.
Mélanie Lefrançois, coordonnatrice du Groupe Jeunes d’AI du Centre collégial de Mont-Laurier.
Le 6 février dernier, deux professeurs du Centre collégial de Mont-Laurier, soit Mme Wanda Campbell et M. Pascal Guillemette ont participé à la mise en scène de leur propre arrestation par la Sûreté du Québec. Cet événement avait été orchestré par des membres du Groupe Jeunes d’Amnistie Internationale au Centre collégial afin de démontrer les risques d’abus de la Loi antiterrorisme et de provoquer une réflexion. Les objectifs semblent avoir été atteints considérant les vives réactions de la part des étudiants et du personnel enseignant.
Cette loi fut proposée à la hâte par le gouvernement canadien à la suite des événements du 11 septembre 2001. Ainsi, le 24 décembre 2001, malgré les réticences de nombreux militants des droits et libertés, le projet de Loi C-36 fut adopté. La loi autorise l'arrestation sans mandat (sur la base de soupçons) et la détention préventive, sans inculpation, d’une durée pouvant atteindre 72 heures.
De plus, la définition d’acte terroriste qui se trouve au cœur de la loi reste, malgré les amendements apportés, beaucoup trop imprécise. Elle pourrait ainsi permettre de viser des formes de dissidence ou de contestation sans lien avec le terrorisme comme des manifestations publiques ou des actions de désobéissance civile. Les vastes pouvoirs ainsi conférés aux forces de l’ordre favorisent la discrimination pour certaines communautés ethniques et religieuses telles que les communautés arabes et musulmanes dans le contexte du 11 septembre.
Depuis sa création en avril 2006, le Groupe Jeunes d’Amnistie Internationale du Centre collégial tente de pousser la population étudiante, les institutions et les gouvernements à soutenir les droits humains énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ainsi, il tente de mobiliser l’opinion publique dans le but de faire pression sur les autorités des pays responsables des violations des droits de la personne.
Dans l’espoir que la commotion causée se transmue en vertu pédagogique…
Nous sommes tous invités à nous joindre aux organismes tels qu’Amnistie internationale pour combattre les atteintes aux droits et libertés de la Loi C-36. Il n'y a pas de choix à faire entre la sécurité et la liberté : il faut savoir trouver l’équilibre entre les deux.
CAMPAGNE « NON A LA TORTURE ET AUX MAUVAIS TRAITEMENTS DANS LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME »
Des jeunes à la défense des droits humains
Isabelle Légaré, Le Nouvelliste, Trois-Rivières
Le mouvement d'Amnistie internationale prend de l'ampleur dans la
région, dans les écoles secondaires de la commission scolaire du
Chemin-du-Roy plus précisément. Sensibilisés par les animateurs de vie
spirituelle et d'engagement communautaire, les élèves sont de plus en
plus nombreux à vouloir dénoncer la torture et le non-respect des
droits humains qui sévissent un peu partout dans le monde.
Sur ce, la député fédérale de Trois-Rivières, Paule Brunelle, a eu
droit à de la belle visite, hier matin. Huit jeunes des écoles
secondaires Chavigny, des Pionniers et de l'Académie les Estacades se
sont présentés à son bureau afin de lui remettre des pétitions signées
par près de 12 000 jeunes de partout au Québec.
Les élèves des écoles secondaires privées et publiques qu'on dénombre
sur les territoires des commissions scolaires de l'Énergie, du
Chemin-du-Roy et de la Riveraine endossent, à eux seul, quelque 2000
signatures.
Ces signatures, que la députée s'est engagée à présenter à la Chambre
des communes, enjoignent notamment le premier ministre Stephen Harper à
« respecter les normes internationales garantissant qu'aucune personne
ne sera expulsée, extradée ou autrement renvoyée du Canada vers un pays
où elle court un risque sérieux de torture ou autres traitements
cruels, inhumains.
CAMPAGNE « CARTES DE VOEUX 2005-2006 »
École Pointe-Lévy
Nous avons fait une prison dans le hall d’entrée de l’école et les
élèves devaient entrer à l’intérieur de la prison pour écrire leurs
cartes de vœux.
Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue – Campus Rouyn-Noranda
Nous avons fait une soirée sur les droits humains avec présentation de
la campagne carte de vœux 2005-2006. Programme de la soirée : lecture
de la Charte, animation musicale, présentation de la campagne carte de
vœux, fabrication de cartes.
École secondaire Serge-Bouchard
Nous avons photographié les élèves pour qu’ils puissent insérer la
photo dans leur carte. Ainsi, chaque élève pouvait identifier « sa
binette » parmi celles de ses compagnons de classe.
École du Jardin-des-Lacs
(classe de 1re année : « Dessine un prisonnier et explique comment il se sent. »
CAMPAGNE « CYBERTUNISIE
» EN 2005
« L’accès à l’information et la liberté d’expression sont deux choses primordiales dans la société d’aujourd’hui. Consulter Internet n’est pas un crime. Pourtant, des jeunes ont reçu une peine d’emprisonnement de 13 ans. Ironiquement, cette situation se déroule en Tunisie, pays hôte du Sommet mondial de la société de l’information, de l’ONU. Que doit-on faire devant l’injustice? Ce que l’on peut. Voilà pourquoi nous avons fait une chanson pour faire connaître la cause des internautes de Zarzis. Si cela peut ouvrir les yeux de quelques personnes, génial! Nous tenons à remercier tous ceux qui ont cru au projet dès ses débuts, notamment Louis-Philippe Couture au Studio 91-55 ainsi que Richard Leclerc et son équipe (Jean-Pierre Gauthier, Jeff Proteau, et Guillaume Couture) pour le merveilleux clip. Bonne écoute! »
« L’aventure de Cyber-Répression a débuté dans un cours de publicité sociétale et humanitaire à l’Université de Montréal. Nous avons eu la visite d’un membre d’Amnistie internationale qui recherchait un concept de campagne web pour la campagne Tunisie. Le sujet m’a plu dès le début. Le fait que je passe mes journées sur le web y est sûrement pour quelque chose! Connaissant l’implication passée de mon professeur. Divers projets musicaux (5x non, De héros à Zéro, Adrénaline) j’ai décidé de tenter ma chance et de présenter un texte. J’avais un air dans mon tiroir qui cherchait un texte approprié depuis quelques temps. J’ai présenté la maquette au reste de mon groupe, et ils ont embarqué dans l’aventure avec plaisir. Merci à ceux qui ont cru au projet et bonne écoute… »
CAMPAGNE « FILLES SOLDATS, FILLES SOLDÉES»
Présentation de Marie, Granby :
« Des élèves habillées en soldats avec fusils ont fait irruption dans les deux cafétérias et ont fait un discours pour enrôler des jeunes (écoles de filles seulement), et en ont aussi amenées de force après les avoir ligotées. Cela était ensuite suivi d’une explication de la campagne. »
École secondaire d’Oka :
« Mise en scène : une élève jouant le rôle d’une fille soldat entre dans la classe en criant et s’accroupit dans un coin (le groupe n’est pas avisé d’avance, c’est l’effet de surprise). Le narrateur ajoute : 5 ans après. Une autre élève, jouant le rôle de la même fille 5 ans plus tard, témoigne de son vécu en 5-6 minutes et invite à la fin les élèves à signer »
École secondaire les Etchemins
« Le jour de l’Halloween, nous avons invité les élèves à venir visiter notre « Centre de recrutement ». Nous avions transformé les « catacombes » de l’école. Durant les pauses du matin, les 28 élèves membres du groupe AI tenaient une grande banderole (masques blancs et chandails officiels de la campagne), tout un impact! ».
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