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"Par son action pour la défense de la dignité humaine contre les traitements dégradants, la violence et la torture, Amnistie internationale a contribué à renforcer les bases de la liberté, de la justice et, partant, aussi de la paix dans le monde"
Chaque année, à travers le monde, des milliers de gens voient leurs droits les plus fondamentaux bafoués. Même si la plupart d'entre nous n'avons jamais expérimenté de tels abus, nous ne pouvons néanmoins ignorer leur existence.
Chaque jour qui passe, des centaines de personnes bénéficient de l'action des militants d'Amnistie : des hommes et des femmes détenus injustement recouvrent leur liberté; d'autres obtiennent de meilleures conditions de détention; d'autres encore voient leur condamnation à la peine capitale commuée; d'autres enfin échappent à la torture ou voient leur vie épargnée.
Plus d'un million de personnes à travers le monde militent avec Amnistie internationale et restent convaincues qu'elles peuvent agir efficacement pour le respect des droits humains dans le monde.
Ces militants savent aussi qu'ils ne sont pas étrangers aux nombreux changements positifs survenus depuis la naissance d'AI en 1961.
Des changements de nature juridique tels que l'adoption, en 1984, de la Convention contre la torture pour laquelle le Mouvement avait milité dans le cadre d'une grande campagne mondiale.
Des changements politiques tels que l'abolition complète de la peine de mort au Canada ou la décision de ne plus extrader des personnes passibles d'une exécution.
Aussi, l'élaboration de nouveaux outils destinés à lutter contre l'impunité font partie de ces changements, comme le projet d'une cour pénale internationale, adopté en 1998, pour lequel le Mouvement tout entier s'était fortement mobilisé.
Les changements, c'est aussi l'éducation : par sa forte présence dans les écoles, par ses campagnes percutantes, ses programmes de formation, Amnistie participe à l'instauration d'une culture de droits humains. La Déclaration universelle des droits de l'Homme ne date que de 1948 : l'adopter fut toute une réussite pour l'histoire de l'humanité, la faire vivre dans les faits est notre responsabilité à toutes et tous.
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Faits, chiffres et statistiques
Le réseau des actions urgentes
Dès qu’Amnistie internationale apprend qu’une personne est sur le point d’être victime d’une atteinte à ses droits fondamentaux, elle alerte les membres du réseau dans plus de 70 pays.
Dans les heures, les jours et les semaines qui suivent, les responsables de ces atteintes reçoivent des milliers de messages. Ils savent alors qu’aux quatre coins du monde, des personnes profondément préoccupées par le sort des individus menacés se tiennent au courant de leurs actes et de leurs décisions.
Entre janvier et mars 2006, 85 % des actions urgentes se sont terminées avec succès. Chaque jour ou presque, Amnistie internationale reçoit de nouvelles preuves de l’efficacité des Actions urgentes. L’année dernière, plus de 40% d’entre elles ont eu un dénouement positif.
Quelques témoignages
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Mehdi Zana (1996), kurde, au terme de 15 ans de détention dans les prisons turques.
«Je voudrais vous remercier. Vos lettres, et j'en ai reçu au total plus de 13 000 du monde entier, étaient comme du pain pour moi. Elles ont incontestablement agi sur mes conditions de détention ainsi que celles de mes autres compagnons de prison.»
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Cossette Ibrahim, journaliste libanaise, suite à sa libération du camp de détention de Khiam. (mai 2000)
«Chers amis, je vous remercie d'avoir fait de votre mieux pour que la lumière soit faite sur cet endroit horrible qu'est Khiam. […] Je vous remercie de vous être occupés de moi, de m'avoir appuyée et de vous être battus pour la justice. Je joindrai ma voix à la vôtre pour que l'humanité soit libre partout. Merci encore et encore. Il n'y a pas assez de mots pour vous exprimer ma gratitude. […] Je ne vous oublierai jamais. Ne m'oubliez pas non plus.»
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Un ancien tortionnaire du Salvador
«S'il y a beaucoup de pressions, par exemple d'Amnistie internationale, nous pouvons alors éventuellement envoyer les prisonniers politiques devant le juge. Mais s'il n'y a pas de pression, alors ils sont morts.»
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Comité de paysans «Rio Maria» au Brésil
«Chers amis, nous vous remercions pour vos témoignages de solidarité en faveur de la communauté de Rio Maria et pour les lettres que vous avez envoyées du Brésil et de tant d'autres pays, pour demander l'intervention des autorités… En raison de cette pression nationale et internationale, les autorités ont commencé à prendre des mesures pour assurer la sécurité de ceux qui ont reçu des menaces de mort. Des enquêtes policières et des procès criminels, suspendus depuis des mois et des années ont été rouverts.»
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Chris Anyanwu du Nigéri
«Je vous écris au nom de ma sœur, Chris Anyanwu, éditrice et rédactrice en chef de la revue nigériane The Sunday Magazine, emprisonnée injustement par le gouvernement fédéral du Nigéria pour avoir publié des articles sur le prétendu coup d'État de 1995. […] Chris m'a demandé d'exprimer en son nom aux membres de la section canadienne d'Amnistie internationale sa profonde gratitude pour le succès phénoménal de leur sensibilisation des braves gens de votre pays. Elle encourage ses amis partout dans le monde à ne pas relâcher leurs efforts, mais plutôt à poursuivre leur travail en vue de sa libération.»
(novembre 1997 : Chris Anyanwu était alors détenue depuis deux ans et demi. Elle sera libérée l'année suivante).
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Rehab Abdel Bagi Mohamed Ali du Soudan
Pendant ma détention, on m’a battue et insultée. Au bout de quelques jours, les gardiens m’ont dit : «Tu sais qu’on voit ton nom partout sur Internet?» Ils m’ont réservé un meilleur traitement par la suite, avant ma libération. Les appels envoyés par les membres d’Amnistie internationale ont eu un réel impact dans mon cas, je tiens à le leur dire.
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