APPELS MONDIAUX
Professeur
de sciences politiques à l'Université de Chulalonkorn,Giles Ji
Ungpakorn a été inculpé en janvier
2009 d'un crime de lèse-majesté datant de la publication d'un livre en
2007, où des passages sont jugés insultants envers le roi. Il juge que la
police cherche ainsi à empêcher toute discussion sur les relations entre la
monarchie et la junte militaire. Plutôt que de se présenter devant la police en
janvier dernier, il a quitté la Thaïlande pour l'Angleterre où il mène une
campagne et sollicite des signatures pour une pétition pour l'abolition du
crime de lèse-majesté en Thaïlande et en faveur de la liberté d'expression.Dans le cadre du projet Livres comme l'air, Michelle Allen a écrit une dédicace pour Giles Ji Ungpakorn (Thaïlande) dont voici un extrait :
Quand j’entends « crime de lèse-majesté» je pense à celui qui voulait devenir calife à la place du calife. Pour toi, c’est le délit qui a provoqué ton inculpation, en janvier 2009.
(,,,)
Merci de nous rappeler que mes mots sont parfois des outils pour construire, parfois des lance-flammes pour percer les coffre-forts et faire exploser des bunkers.
Il leur arrive aussi d’être une allumette qu’on craque dans l’obscurité pour dire à celui qui se croit abandonné et qui tremble de peur : « Tu n’es pas seul. Je suis là ».
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------------------------- LETTRE-MODÈLE
Monsieur
Adisak Panupong Ambassadeur de la Thaïlande 180 promenade Island Park Ottawa (On), Canada K1Y 0A2
Monsieur l’Ambassadeur,
Je
vous écris au sujet de Giles Ji Ungpakorn. Professeur de sciences
politiques à l’université de Chulalongkorn et auteur du livre A coup for the
Rich, il a été accusé en janvier 2009 de crime de lèse-majesté.
Craignant
d’être emprisonné, Giles Ji Ungpakorn a fui la Thaïlande le 7 février
2009 alors qu’il devait se présenter devant la police de Bangkok pour répondre aux
accusations portées contre lui.
Considérant que Giles Ji Ungpakorn
ne peut rentrer en Thaïlande, je vous demande de prendre des mesures immédiates
pour qu’il puisse bénéficier d’un procès juste et équitable. Je vous demande
également de ne pas utiliser l’accusation de lèse-majesté pour brimer le droit
à la liberté d’expression, un droit reconnu par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié
par la Thaïlande. |