09-02-2010
Accueil
 
 
 
AI n'accepte aucune subvention gouvernementale
   Devenir membre
 
Boutique d'Amnistie internationale Canada francophone


Récents communiqués

Pakistan. Le gouvernement doit communiquer à la justice des informations sur les cas de disparition forcée 
Lire la suite...
 
Ban Ki-moon manque une occasion capitale d’avancer sur la question de la responsabilisation dans le conflit de Gaza 
Lire la suite...
 
Égypte. Il faut que cessent les homicides à la frontière
Lire la suite...
 
Forum européen des femmes – Beijing + 15. L’UE doit remédier de toute urgence à la mortalité maternelle en Afrique
Lire la suite...
 
L’ONU doit condamner l’interdiction de l’avortement au Nicaragua 
Lire la suite...
 
Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’enquête sur le comportement de la police à Porgera doit être impartiale 
Lire la suite...
 

Tous les communiqués

Artistes

Artistes pour
les droits humains

Calendrier

Toutes nos activités...

 


Signalez-nous votre nouvelle adresse


 

   
 

Version imprimable Suggérer par mail
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

18 novembre 2009

Haïti. Le gouvernement doit mettre fin à l’esclavage des mineurs

Les autorités haïtiennes doivent adopter des dispositions législatives afin de protéger les mineurs qui travaillent comme domestiques dans des conditions assimilables à de l’esclavage, a déclaré Amnistie internationale à la veille de la Journée mondiale de l’enfance.

Ce mercredi 18 novembre, l’organisation lance une campagne exhortant le gouvernement haïtien à adopter des mesures pour protéger les mineurs employés de maison contre les violences, les mauvais traitements et l’exploitation.

De nombreuses familles haïtiennes trop pauvres pour subvenir aux besoins de leurs enfants sont contraintes d’envoyer ces derniers travailler comme domestiques. Ces enfants, des filles pour la plupart, effectuent alors de longues journées de travail ; ils font notamment le ménage et la cuisine, vont chercher de l’eau pour toute la famille, et s’occupent des autres enfants de la maison.

« En Haïti, la plupart des mineurs employés de maison sont traités quasiment comme des esclaves, a déclaré Gerardo Ducos, chargé des recherches sur Haïti à Amnistie internationale. Ils travaillent dans des conditions inhumaines et subissent au sein de leur famille d’accueil des violences et des mauvais traitements, uniquement pour un peu de nourriture. »

Selon les estimations de l’UNICEF, en 2007, pas moins de 100 000 filles étaient employées comme domestiques en Haïti.

Enfermées dans une situation de dépendance totale, nombre d’entre elles sont forcées d’endurer des violences et des sévices sexuels. Certaines fuient leur employeur ou leur famille d’accueil et se retrouvent à la rue où, pour survivre, elles n’ont d’autre solution que de se prostituer.

Régina, une jeune fille de quinze ans, a raconté à Amnistie internationale qu’elle a commencé à travailler comme employée de maison à l’âge de dix ans. Elle a fini par s’enfuir, ne pouvant plus supporter les coups qu’on lui infligeait. Elle a passé quatre ans au Foyer Maurice Sixto, un centre d’accueil pour les enfants qui ont été employés comme domestiques. Pendant cette période elle a pu aller à l’école. À quatorze ans, elle est retournée chez elle, où elle a été victime de nouvelles violences.

« Les mineures haïtiennes se retrouvent dans une spirale de la pauvreté et de la violence, a expliqué Gerardo Ducos. Seule l’éradication de cette forme moderne d’esclavage permettra de protéger les droits de milliers d’enfants. »

La législation haïtienne n’offre pas de cadre protecteur pour les enfants.

En 2003, la loi relative à l’interdiction et à l’élimination de toutes formes d’abus, de violences, de mauvais traitements ou traitements inhumains contre les enfants est entrée en vigueur. Elle supprime un chapitre du Code du travail qui réglementait le travail domestique des enfants, mais n’interdit pas cette pratique.

Ce chapitre du Code du travail prohibait l’emploi comme domestiques des enfants de moins de douze ans et offrait des garanties de rémunération financière pour ceux âgés de plus de quinze ans. Il exigeait par ailleurs des familles d’accueil, entre autres conditions, qu’elles obtiennent un permis délivré par l’Institut du bien-être social et de recherches (IBESR) avant de prendre un enfant à leur service.

« À la veille de la Journée mondiale de l’enfance, Haïti doit renforcer son engagement en faveur de la protection des mineures employées de maison et prendre des mesures concrètes pour améliorer leur situation », a souligné Gerardo Ducos.

 

 
 
 
 

Protégeons la population de la République démocratique du Congo

Campagne « Exigeons la dignité »

 
HAÏTI : Il faut protéger les femmes et les filles de la violence sexuelle
KOWEIT : Jakatia Pawa, une travailleuse immigrée risque d’être exécutée
RUSSIE : Alexeï Sokolov, défenseur des droits humains, détenu illégalement
CANADA et PAPOUASIE-NOUVELLE GUINÉE
: Expulsions forcées à la mine de Porgera (Barrick Gold)
ARABIE SAOUDITE
: Huit prisonniers d'opinion en danger
PÉROU : Deux syndicalistes injustement emprisonnés
ARABIE SAOUDITE : Risque de condamnation à mort des frères Kohail
OMAR KHADR
a besoin de votre soutien
LAOS
: Des réfugiés renvoyés de force au Laos
HONDURAS : Une station de radio afro-hondurienne attaquée
CHINE : Un réalisateur tibétain condamné à l'issue d'un procès inique
ÉGYPTE
 : Zones dangereuses au Caire pour se loger


 

 

 
 

Accueil I Restez informé! I Calendrier I Pour nous joindre I Plan de site I English
© Amnistie internationale I À propos de ce site I Conditions d’utilisation I Politique de confidentialité

 

splitt