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Amnistie salue la décision de la Cour suprème
29 janvier 2010 - Amnistie se réjouit de la décision unanime de la Cour suprême qui reconnaît que les droits fondamentaux d’omar Khadr ont été violés et qu’il a droit à une réparation. Amnistie estime que la meilleure réparation consiste à le rapatrier au Canada, compte-tenu de l’âge qu’il avait au moment de son arrestation, de ses conditions de détention et du fait que les règles et procédures des commissions. militaires américaines sont contraires au droit international.
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Détention et mauvais traitement d’Omar Khadr, un enfant canadien de 15 ans à l’époque, mis en détention à Guantanamo.
Omar Khadr a été capturé en 2002 alors qu’il n’était qu’un enfant par des membres des forces américaines après un échange de coups de feu où un soldat américain est décédé et Omar Khadr a été blessé. Bien que les États-Unis aient ratifié le Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés, Khadr, en tant que mineur à l’époque, n’a jamais eu d’assistance appropriée en vue de sa réadaptation physique et psychologique, ainsi que sa réinsertion sociale, tel que le stipule le protocole. Plutôt les États-Unis l’ont traité comme un adulte et soumis à des mauvais traitements à Bagram et au centre de détention de Guantanamo. Sous l’ex-président G. Bush, Omar Khadr était soumis aux procès prévus par les commissions militaires tant décriés pour leur procédure injuste. Cependant, ces procédures iniques ont été suspendues dès l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche en janvier 2009 dans la même période où il a annoncé ses intentions de fermer le centre de détention de Guantanamo.
Aujourd’hui, Omar Khadr est le dernier occidental encore détenu à Guantanamo. Étrangement, le seul obstacle à son rapatriement est le Gouvernement du Canada qui, malgré les pressions des trois partis de l’opposition à Ottawa, malgré les revendications des organisations de protections des droits humains et malgré les jugements de la Cour fédérale et de la Cour d’appel du Canada, persiste à refuser le rapatriement d’Omar Khadr. En effet, ces deux dernières instances ont conclu « que l’inaction du Canada dans ce dossier contrevenait à la Charte canadienne des droits et des libertés ainsi qu’aux conventions internationales de protection des droits de l’enfant et contre la torture. » Craignant de nuire aux relations canado-américaines, le gouvernement canadien avait appelé de la décision de la Cour fédérale de le rapatrier à la Cour d’appel, qui a rejeté la légitimité de ces motifs dans les circonstances. Dans une autre tentative de retarder l’application des droits d’Omar Khadr, le gouvernement, à nouveau, a appelé de la décision, mais cette fois-ci, à la Cour suprême du Canada, le plus haut tribunal canadien. Cette autorité judiciaire suprême entendra la cause le 13 novembre 2009. Pendant ce temps, Omar Khadr reste incarcéré à Guantanamo.
• Juin 2008 : Réaction d'Amnistie sur le non-lieu
• Manif à Ottawa 6 mai 2008 : album photo
• Nouvelle du 23 mai
• Entrevue à l'émission de radio de Radio-Canada C'est bien meilleur le matin avec Anne Ste-Marie, responsable des communications chez Amnistie internationale
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