18-03-2010
Accueil arrow Récents communiqués arrow Communiqués locaux arrow Canada. Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones
 
 


 
 
   
       
       
   
   

Version imprimable Suggérer par mail
Canada. Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones : le Parlement canadien appelle à la mise en œuvre impérative d'un cadre d'application des droits de la personne

comm 


 

 

 

 

Communiqué de presse

9 avril 2008

            Les associations de peuples indigènes et les groupes défenseurs des droits de la personne se réjouissent du soutien à la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples indigènes voté par le Parlement canadien le 8 avril.

             La Déclaration a été adoptée à l'Assemblée générale de l'ONU le 13 septembre 2007 par une large majorité des États membres. Le Canada a été l'un des quatre États à s'y opposer. Le gouvernement de Stephen Harper a depuis affirmé que la Déclaration n'est pas applicable au Canada. Cette affirmation n'a aucune assise légale et est sans précédent dans la politique étrangère et intérieure du Canada.

            Le mardi 8 avril dernier, la Chambre des Communes a voté pour une motion soutenant la Déclaration adoptée par l'ONU et invitant le gouvernement du Canada à ''mettre en œuvre les dispositions de son cadre normatif".

            "La Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples indigènes ouvre la voie à la réconciliation avec les peuples indigènes et non-indigènes du Canada et de partout dans le monde", déclare Mary Simon, présidente de Inuit Tapiriit Kanatami. « Les peuples aborigènes du Canada sont heureux que la majorité des parlementaires s'engagent à collaborer avec nous pour mettre en œuvre ce cadre normatif essentiel sur les droits de la personne."

             La Déclaration de l'ONU fait la promotion des droits minimaux requis pour "la survie, la dignité et le bien-être des peuples indigènes du monde." Ils comprennent le droit à l'autodétermination, les mesures de protection contre la discrimination et le génocide et la reconnaissance des droits à la terre, au territoire et aux ressources vitales pour l'identité, la santé et le gagne-pain des peuples indigènes. La Déclaration comprend également de nombreuses dispositions qui précisent que son champ d'action devra être harmonisé avec d'autres mesures de protection des droits de la personne et qu'elle devra être interprétée conformément aux principes de démocratie, de bonne gouvernance et de respect des droits universaux.

 « Les droits affirmés dans la Déclaration sont critiques dans nos vies comme peuples autochtones et pour les générations à venir » dit Beverly Jacobs, présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada. « Nous apprécions profondément le fait que la majorité des membres du Parlement étaient préparés à faire le bon geste et à endosser la Déclaration ».

Au cours des débats sur la motion à la Chambre des Communes, les porte-parole du gouvernement conservateur ont déclaré que la Déclaration viendrait miner des siècles de traités canadiens avec les peuples indigènes.

            "Les derniers arguments qu'a avancés le gouvernement Harper contre la Déclaration montrent combien leur position est ridicule", dit le Chef Wilton Littlechild, chef international pour le Traité Six. " La Déclaration de l'ONU affirme clairement  que les traités et les autres ententes avec les peuples indigènes doivent être respectés. J'ai travaillé avec les diplomates canadiens pour contribuer à formuler ces clauses. Nous désirons que le gouvernement canadien respecte ses promesses."

            Les déclarations sur les droits de la personne sont appliquées de façon universelle dès qu'elles sont adoptées par l'Assemblée générale de l'ONU, peu importe combien d'États les appuient. Les premières nations et les groupes de défense des droits de la personne espèrent que ce vote aura une répercussion positive sur la politique gouvernementale à l'intérieur et à l'extérieur du Canada.

« La réputation du Canada en tant que défenseur des droits humains continue de souffrir suite à son opposition persistante à la Déclaration. Malgré l'opposition du gouvernement, ce vote à la Chambre des Communes est une étape importante dans la mise en œuvre de la Déclaration » dit le Grand Chef Edward John, membre exécutif politique du Sommet des Premières Nations.

             "L'opposition sans fondement du gouvernement canadien à la Déclaration de l'ONU a affaibli l'influence du Canada sur la scène internationale", est d'avis Béatrice Vaugrante, directrice générale, Amnistie internationale Canada francophone. "Maintenant que la position du Parlement est d'appuyer et de mettre en œuvre officiellement la Déclaration, nous espérons que le gouvernement saisira cette occasion pour rehausser la réputation du Canada qui est reconnu pour appuyer les principes des droits de la personne à l'échelle internationale."

            Dans son message adressé aux parlementaires canadiens la veille du vote, la défenderesse reconnue des droits des indigènes et présidente du forum permanent de l'ONU sur les peuples indigènes, Victoria Tauli Corpuz, a déclaré :

"...La mise en vigueur de la Déclaration accélérera la réconciliation entre les gouvernements et les peuples indigènes. Elle établit des stratégies afin de corriger les injustices historiques et actuelles subies par ces peuples. Elle exhorte les gouvernements à s'entendre avec les peuples indigènes pour que la paix, la sécurité, les droits de la personne et le développement durable règnent en territoires autochtones.

...L'appui à la Déclaration sera non seulement bénéfique pour les premières nations du Canada, mais également pour les communautés indigènes dans les pays auxquels le Canada vient en aide".

 
Récents communiqués
17-03-2010
Timor-Leste. Lettre au président José Ramos-Horta à propos de la justice post-conflit
17-03-2010
Cuba doit abroger les lois répressives et libérer les prisonniers d'opinion
16-03-2010
Viêt-Nam. Amnistie internationale réclame la libération sans condition d’un prêtre catholique
15-03-2010
Inde. Les autorités doivent suivre les résultats de l’enquête officielle sur les projets de Vedanta
15-03-2010
Tunisie. Le gouvernement doit mettre fin au harcèlement des anciens prisonniers politiques
12-03-2010
Tchad. Le conseil de sécurité des Nations unies doit faire en sorte que le mandat de la mission de l
12-03-2010
Les États-Unis doivent remédier à un taux de mortalité maternelle consternant
12-03-2010
Gambie. Les détenus doivent être inculpés ou libérés
11-03-2010
Égypte. Il faut empêcher l’exécution d’un homme condamné pour meurtre
11-03-2010
Pakistan. Amnistie internationale condamne l’attaque armée contre des membres de World Vision

   
 
 

Accueil I Restez informé! I Calendrier I Pour nous joindre I Plan de site I English
© Amnistie internationale I À propos de ce site I Conditions d’utilisation I Politique de confidentialité

 

splitt