15-03-2010
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DobaCaracol Version imprimable Suggérer par mail


Le site Internet de DobaCaracol

DobaCaracol, c’est d’abord le duo Doriane Fabreg (Doba) et Carole Facal (Caracol), une magie qui se produit lorsque leurs voix s’harmonisent avec force et justesse et que le rythme de leurs djembés vous transporte dans sa danse.
Depuis la sortie de leur album Soley, le groupe a donné plus de 300 concerts entre le Québec, la France, le Mexique, le Japon et l’Australie, incarnation du caractère universel de la musique. Soley, certifié Disque d’or au Canada, a également remporté le prix Félix pour le meilleur album de l’année 2006 dans la catégorie Musique du monde.

Le rythme « complètement fou » adopté par le groupe ne l’a pas empêché d’accepter de participer au projet Make Some Noise d’Amnistie internationale, en lançant une nouvelle version de la chanson Hold On de John Lennon. « Quel immense honneur pour nous de reprendre cette chanson », précisent-elles. « Nous étions en tournée en France l’automne dernier, alors nous avions peu de temps pour nous l’approprier », explique Carole. « Nous avons donc concentré nos efforts avec les musiciens qui nous accompagnent et nous avons eu beaucoup de plaisir à lui donner une nouvelle couleur », ajoutent-elles, souriantes et le regard complice. « Lors de l’enregistrement en studio, nos pensées étaient dirigées vers l’oeuvre de John et vers son merveilleux message de paix ».

Le groupe a également souligné le lancement de la chanson en direct à l’émission Belle et Bumsur les ondes de Télé-Québec. « Nous tenions à interpréter cette chanson en particulier », ce qu’elles firent le 9 décembre dernier, la veille de la Journée internationale des droits de l’homme. Depuis, les membres de DobaCaracol incluent la chanson Hold On dans tous leurs concerts et le groupe ne manque pas de souligner son engagement avec Amnistie internationale et l’importance de faire valoir le respect des droits humains dans le monde. « On pense qu’on peut faire passer des messages par la musique. Ça fait l’unanimité dans le groupe. C’est peut-être même plus efficace parce que ça s’adresse aux émotions », expliquent Carole et Doriane. Elles insistent sur le fait que les artistes ont le pouvoir de susciter l’attention du public et c’est pour cette raison qu’elles ont le désir de s’impliquer. « Rassembler les gens pour les causes qui nous tiennent à coeur, c’est notre cheval de bataille », confirment-elles.

LES ÉVÉNEMENTS S’ENCHAÎNENT

Leur rencontre en 1998 marque le début d’une révélatrice et très enrichissante amitié. Doriane, française d’origine dont les influences musicales sont issues du R&B et du reggae est passionnée du voyage et explore les chants et rythmes d’autres cultures. Carole, québécoise, est influencée par le violon et la musique classique avant de chavirer plus tard dans l’univers punk, tout en développant un goût pour la création musicale. Fusion cosmique éclatante : l’une trouve dans l’autre le son et le sens du rythme qu’elle recherchait.

Elles explorent leurs talents en chantant et en jouant des djembés au Carré Saint-Louis. Un ami les invite à performer au bar Les Conneries, sur Saint-Denis et bien vite, elles y jouent tous les mardis soirs. Elles se joignent quelques temps comme choristes au groupe de reggae Kaliroots avant de développer leur propre répertoire. Depuis, les événements s’enchaînent rapidement : participation aux Francouvertes en 2001, sortie la même année d’un premier disque Le calme son, produit et distribué de façon indépendante, participation à divers festivals d’envergure internationale où la couleur unique des harmonies vocales du duo leur permet d’être recrutées pour assurer la première partie de groupes tels Alpha Blondie, Tryoet la Rue Kétanou.

Parallèlement, elles sont choisies comme choristes par plusieurs artistes internationaux de grande renommée. Dès 2002, de talentueux musicien se greffent-à elles (Martin Lizotte, David Buissière, Mohammed Coulibaly, Maxime Lepage) et le groupe apparaît sous le nom DobaCaracol.

En 2002, les FrancoFolies de Montréal et de La Rochelle en France s’arrachent le groupe qui reçoit des critiques très élogieuses. En 2004, DobaCaracol s’associe avec les disques Indica avec qui ils produisent l’album Soley.

« Dans notre musique, nous célébrons la beauté et c’est notre féminité qui ressort », dit Doriane. Leur militantisme ne s’exprime pas tant dans les textes de leurs chansons que dans le choix des projets qu’elles décident d’appuyer. Make Some Noise est leur 2e projet pour Amnistie internationale. En 2004, Carole et Doriane ont participé aux célébrations du 35e anniversaire du Bed In pour la paix à Montréal, aussi organisé avec l’appui de Yoko Ono et on retrouve leur nom sur le disque de Give Peace a Chance produit à cette occasion. Elles sont porteparole de la coalition Eau Secours, ont participé à l’événement Live 8 en Ontario en 2005, à celui de Solidarythmé (dans le cadre de la Semaine d’actions contre le racisme en 2006) et se sont ralliées sans hésitation lorsqu’on a fait appel à elles pour un spectacle bénéfice pour les victimes du Tsunami. « À cet événement seul, nous avons pu, avec les autres artistes impliqués, récolter plus d’argent que le montant versé par le gouvernement Charest », rigolent-elles.

DobaCaracol tient à dédier sa version de la chanson Hold On de John Lennon à tous les gens qui vivent dans la souffrance actuellement au Darfour, « pour que la musique puisse leur donner un peu de force pour tenir et pour construire un pays sans violence», précisent-elles.
Pourquoi le Darfour? « Parce que c’est un conflit mal et sous-médiatisé », répond Doriane. Carole, récemment marquée par la lecture de Un dimanche à Kigali de Gilles Courtemanche, insiste sur l’urgence pour la communauté internationale d’intervenir avant qu’un génocide comme celui du Rwanda se répète. « On a de la difficulté à accepter la souffrance dans le monde », s’entendent-elles pour dire. « On ne comprend pas comment l’humain peut avoir un tel non-respect de la vie et peut être destructif pour des questions d’argent ». Ces mères de famille et citoyennes du monde vivent un sentiment d’insécurité devant l’état de notre planète, mais font de leur mieux pour inculquer de saines habitudes de vie et des valeurs basées sur le respect d’autrui et de l’environnement à leurs enfants.

Au moment de l’entrevue, Carole et Doriane travaillaient avec Luck Mervil à l’événement « Les Week-Ends pop de l’OSM » du 7 février, sous le thème du métissage des musiques du monde. Elles continuent leur tournée au Canada, aux États-Unis (New-York et Philadelphie) et en Europe (France, Suisse, Belgique, Allemagne) tout en concoctant un nouvel album qui, elles l’espèrent, verra le jour d’ici la fin 2007.

Comme Dobacaracol, faites libérer Zmitser Dachkevitch en faisant des origamis!

 

   
 
 

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