Entraves à la liberté d'expression
Répression contre les journalistes
Les mesures de répression contre les journalistes, les journaux et les sites Internet chinois, déjà courantes durant l'année 2006, se sont poursuivies en 2007 malgré l’instauration le 1er janvier 2007 d’une disposition permettant aux journalistes étrangers de mener investigations et interviews sans autorisation préalable des autorités.
Toutefois, les articles ne devront pas «menacer la sécurité nationale de la Chine, sa réputation, ses intérêts et ne pas fragiliser sa stabilité sociale».
Par contre, la situation des journalistes chinois s’est fortement dégradée et de nouvelles règles de pré-censure ont été instaurées.
De plus en février 2007, a été institué un nouveau système de points (permis à points) pour pénaliser la presse, en vertu duquel les publications ayant perdu tous leurs points seraient contraintes de fermer.
Chacune disposerait initialement d'un capital de douze points, mais le mode de calcul ou de détermination des «fautes» commises demeure flou.
Aux yeux des autorités chinoises, un environnement médiatique plus libre, représente plus que jamais un danger et reste une crainte, tous les médias restent soumis à la censure, et il est fréquent que des livres et des articles soient interdits ou retirés de la circulation.
Des organisations œuvrant pour la liberté des médias ont qualifié le pays de «premier geôlier de journalistes au monde».
Quant à Internet ; rappelons que 162 millions d'internautes chinois (selon les estimations de juin 2007) ne représentent encore qu'environ 9 % de la population totale du pays qui compte 1,3 milliard d'habitants.
En même temps, la Chine dispose du système de filtrage d'Internet le plus important, le plus sophistiqué et le plus étendu au monde.
Le système de censure chinois sur Internet a permis au gouvernement d’améliorer sa capacité technique de surveillance des contenus de sites web tout en lui assurant un meilleur contrôle des activités des internautes.
Même si ces systèmes peuvent montrer des failles, les internautes chinois ont intégré le danger qu’ils peuvent encourir en allant sur le net.
Des centaines de sites Internet sont bloqués ou interdits en Chine.
Les résultats des recherches sont filtrés, et de nombreux sites sont censurés, notamment ceux affichant des expressions : «liberté», «droits de l'homme», «Tibet» ou «Amnesty International».
Des internautes ont été emprisonnés à l’issue de procès inéquitables, souvent sur des accusations très vagues telles de «subversion» ou de «divulgation de secrets d’État».
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