Entraves à la liberté d'expression
« La fermeture [du site Internet] Century China n’est qu’un nouvel exemple des restrictions à la liberté du peuple chinois imposées par le gouvernement. Nous devons donc protester de manière ciblée et inflexible contre cet abus de pouvoir du gouvernement. » — Appel de 100 intellectuels chinois contre la fermeture de Century Chine, paru le 2 août 2006
Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression…
—Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme
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Des centaines de sites Internet sont bloqués ou interdits en Chine. Les résultats des recherches sont filtrés, et de nombreux sites sont censurés, notamment ceux qui contiennent des expressions comme « liberté », « droits de l'homme », « Tibet » ou « Amnistie internationale ». Des internautes ont été emprisonnés à l’issue de procès inéquitables, souvent sur des accusations très vagues telles de « subversion » ou de « divulgation de secrets d’État ».
En Chine, près de 30 journalistes et 50 utilisateurs d'Internet sont derrière les barreaux. Des organisations œuvrant pour la liberté des médias ont qualifié le pays de « premier geôlier de journalistes au monde ». Les journalistes chinois sont confrontés à d’importantes restrictions et à une forte censure, et ceux qui enquêtent sur des sujets jugés politiquement sensibles risquent d’être licenciés, menacés, harcelés ou arrêtés.
Amnistie appelle les autorités chinoises à :
- veiller à ce que les médias locaux bénéficient de la même liberté que celle accordée aux journalistes étrangers ;
- prendre sans délai des mesures en vue d'empêcher les arrestations arbitraires, le harcèlement ou le renvoi abusif de journalistes, qui sont autant d'atteintes à la liberté d'expression.
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